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Accueil | Presses et Textes | Galerie photos | Famille | Liens | Contact | Livre d'or | 01-Déc-2003 |
Pierre Pradier, cofondateur de l'association Médecins
du monde (MDM), est mort vendredi 25 avril, à l'âge de 69
ans. Né le 2 juillet 1933 à Biarritz, Pierre Pradier, après ses études de médecine, se spécialise en anesthésie-réanimation. Cette discipline, qu'il exercera notamment à Paris au sein du groupe hospitalier de La Pitié-Salpêtrière, le conduira à être parmi les premiers à se passioner pour la création des services d'aide médicale d'urgence. C'est la même passion nourrie par une forte foi catholique qui le poussera à rejoindre, de 1973 à 1979, les rangs de l'association Médecins sans frontières, où il mènera de nombreuses missions en Asie et en Amérique du Sud. Avec son confrère et ami Bernard Kouchner, Pierre Pradier fonde, en 1980, l'association MDM, dont il assure la présidence en 1984 et 1985, puis la direction générale de 1992 à 1994. Entre ces deux périodes, il travaille au sein de l'Organisation mondiale de la santé, où il est notamment chargé du délicat dossier de la situation sanitaire dans les territoires palestiniens. Persuadé qu'une solution pacifique pouvait être trouvée dans le conflit israélo-palestinien, il est à l'origine, au moment des accords d'Oslo, d'une grande conférence réunissant des médecins des deux camps. Fort des ces différentes expériences, Pierre Pradier entreprend de continuer à jouer son rôle de passeur et de militant de la cause humanitaire dans le monde de la politique. Présenté sur la liste "Energie radicale" conduite par Bernard Tapie, il est élu député européen en 1994, mandat qu'il exercera jusqu'en 1998. "DÉSASTRE PSYCHIATRIQUE" Le docteur Pradier retrouve ensuite, une nouvelle fois, le monde associatif au sein de la Croix-Rouge, où il est chargé des opérations internationales. Chargé par Elisabeth Guigou, alors ministre de la justice, et Bernard Kouchner, secrétaire d'Etat à la santé, d'une mission sur la situation sanitaire dans les prisons françaises, il dénonce, en 1999, le véritable "désastre psychiatrique " qui prévaut dans les établissements pénitentiaires (Le Mondedu 20 décembre 1999). Observant aussi à cette occasion à quel point la sexualité en prison demeurait un sujet tabou, le docteur Pradier plaidait en faveur de la mise en œuvre de "parloirs intimes" ou de "pavillons familiaux". Ainsi, dans cette mission comme dans toutes celles qu'il avait conduites jusqu'alors, ce médecin hors norme, dont l'énergie vitale étonnait son entourage, aura, corps et âme, défendu les valeurs de l'humanisme. Jean-Yves Nau
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